Le logiciel libre

Le logiciel libre est très souvent associé à un logiciel gratuit et sans licence. C’est une mauvais traduction du terme anglais « Free » : un logiciel libre n’est pas forcément gratuit et il est toujours lié à une licence. Voici une petite revue de ce qu’est et n’est pas le logiciel libre.

Définition et historique

« Un logiciel libre est un logiciel tel que toute personne qui en possède une copie a le droit de l’utiliser, de l’étudier, de le modifier et de le redistribuer. Ce droit est souvent donné par une licence libre. » Wikipedia (lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_libre).

Jusqu’en 1970 le milieu informatique prônait largement le partage des connaissances, à cette époque des logiciels comme Unix étaient fréquemment échangés dans les milieux universitaires et professionnels. Encore mieux l’accès au code source était normal et chacun pouvait contribuer à l’amélioration des logiciels.

Est venu le temps de la micro-informatique qui a révolutionné ce mode de fonctionnement, le marché s’oriente alors vers la vente de « licences d’utilisation » associées à des logiciels compilés et non modifiables.

En 1983 le projet GNU et la licence GPL redonnent la main aux développeurs qui souhaitent collaborer sur des projets ouverts.

Pourquoi du logiciel libre ?

Le mouvement du logiciel libre, se référant à l’utilité sociale, s’oppose à l’appropriation individuelle de la production intellectuelle dans le logiciel. Le logiciel libre permet une réelle appropriation citoyenne de l’informatique et favorise la libre circulation du savoir.

La philosophie du logiciel libre se base sur le partage du savoir, sur l’entraide et l’amélioration de connaissances.

Qui choisit de travailler avec et pour le logiciel libre ?

Le hacker qui développe des logiciels libre le fait pour l’intérêt technologique, pour sa renommée, pour s’entraîner, pour apprendre, pour le plaisir ou alors tout simplement pour gagner de l’argent (on parle de crowdsourcing).

L’entreprise qui choisit d’utiliser des logiciels libre le fait pour éviter d’être liée à un éditeur et pour faire des économies. De nombreuses entreprises de passionnés, comme Openska, s’ouvrent à la formation pour financer leurs recherches et leurs publications. Actuellement des formateurs d’Openska sont impliqués une partie du temps sur le projet Angular et animent des formations Angular (lien : http://www.openska.com/formation-angular.php ) le reste du temps.

L’état qui choisit le logiciel libre le fait pour maîtriser son informatique, pour favoriser les outils de communications ouverts, ils permettent la concurrence libre entre les états, ainsi qu’une grande liberté d’échanges.

Pourquoi des formats ouverts ?

Exit les documents papiers, le format électronique devient roi. Mais quid de ces données électroniques à long terme ? Quid de l’interopérabilité de ces documents ?

Êtres vous sûr de toujours pouvoir lire des fichiers au format fermé ? Pourra t on lire les fichiers générés par Ms Office dans cinq ans, dans dix ans, dans cinquante ans ?

A l’image du papier ou de l’encre qui ont toujours été commercialisés par de nombreux fabricants, le format des documents électroniques et les applications permettant leur production doivent être ouverts et développés / supportés par de multiples éditeurs de logiciel. Cette diversité d’offres constitue la seule garantie d’accès à long terme à toutes les données, sans que les choix économiques (prix) ou stratégiques (arrêt du support ou adoption d’un format propriétaire) des fournisseurs ne puissent remettre en cause cette accessibilité.

Conclusion

La philosophie du logiciel libre se base sur des notions de partage, d’entraide et de liberté. Nouveauté, autour de cette philosophie de nombreuses entreprises participent …

Auteur

Cyril Pierre de Geyer dirige les Executive MBA du groupe Ionis (EPITA, Epitech, ISG…), est professeur a lié à HEC et gère la société Openska (www.openska.com), spécialisée dans le conseil et la formation web, data et open source. Il a mis en pratique son expertise PHP pour de nombreuses références importantes telles que BlaBlaCar, Unesco, Drupagora, Orange, France Télévisions…

 

Mr Vine

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